Sacrifices

    Entre deux poubelles, Paul, un clochard, assis sur une vieille couverture, pris une dernière bouffée de cigarette avant d'accomplir sa promenade quotidienne qui consistait à la recherche d'argent ou de nourriture. Comme à l'ordinaire il n'obtint rien des passants qui prenaient bien soin de l'ignorer. Victime de sa condition, il ne pouvait plus y échapper et ne voulait plus y échapper. Tout cela à cause de ces hommes, ces petits soldats au garde à vous, prêt à obéir leur "reine". Dans ce monde où la faiblesse et la faute n'avaient pas le droit d'exister, certains préféraient s'effacer avant d'être effacé.

    Lui, il avait été éliminé, ou plutôt il s'était laissé éliminer mais non, ça non, jamais il ne le regrettera. Jamais. Il est plus libre au moins... mais toujours si proche de l'Homme. Tous les jours, à chaque instant, témoin de ses agissements...

    A l'intersection d'une rue, une ambulance était garée, il y a encore eu un accident. Il y avait deux ambulanciers et deux blessés. Le chauffeur de la voiture probablement éblouit par le soleil, n'avait pas vu que le feu était passé au rouge et qu'un piéton traversait. Le clochard s'approcha de la victime, la regarda attentivement et ce fut comme une décharge qui se produisit en lui. Il détourna brusquement la tête. Il voulait partir mais il était encerclé de toute part par cette bande de passant semblable à une bande de chacal attiré par l'odeur de la mort. Aucune possibilité de partir, il leva la tête vers le ciel, une sensation de vertige s'imposa à lui. Il était si petit à côté de ces immeubles... N'y tenant plus, il fit volte face et se retrouva de nouveau face à la victime et à l'ambulancier. Cet homme allongé, cet ambulancier penchait sur celui-ci...

 

    - Hé ! Raccroche tout de suite. On a une urgence.

    - Quel genre d'urgence ?

    - Le genre urgent, alors grimpe !

    Paul démarra l'ambulance et prit la voie réservée aux bus pour arriver plus rapidement sur le lieu de l'accident. Une fois arrivée, ce qu'il vit malgré son expérience dans le métier qu'il exerçait depuis 5ans, malgré toutes les horreurs qu'il avait vues, ce qu'il vit à ce moment lui arracha un cri de stupeur. Maîtrisant son écœurement, il s'approcha. La victime était tombée de très haut, son visage était défiguré. Le visage légèrement de côté, laissait entrevoir un filet de sang coulant de la bouche grande ouverte. Les deux bras étaient écartés du corps, un suicide pensait-il. Il partit voir le commissaire avec la ferme intention de lui demander ce qu'il s'était réellement passé puisque personne ne daignait l'informer, mais il n'en eut pas le temps.

    - Vous voilà Paul, s'exclama le commissaire, vous savez que vous avez toute mon estime et j'aimerais que vous m'aidiez dans cette affaire.

    - Ne s'agit-il pas d'un suicide ? S'écria-t-il.

    - C'est là le problème, j'en doute un peu. Notre homme, qui se nomme Marc, aurait sauté de son bureau et nous avons découvert quelqu'un dans son bureau, une fillette. C'est pour ça que j'ai pensé à vous.

    - A moi ?

    - Oui, nos psys pour enfants ne me satisfont guère mais vous, je sais que vous vous débrouillez à merveille avec les enfants... Bref, nous ne savons pas pourquoi elle se cachait. Soit de lui mais pourquoi dans son bureau, soit il la cachait mais de qui et pourquoi ? Dans tous les cas quelqu'un voudra la reprendre.

    - Et les employés, qu'en disent-ils ?

    - Je savais bien que ça t'intéresserait. Tu n'aurais pas dû abandonner la police...

    - Non, c'est juste une question, coupa-t-il, je ne m'engage à rien, c'est compris ?

    - Bon... bon, c'est une entreprise familiale de biochimie. Le père est le directeur de tous les laboratoires de France, c'est-à-dire une vingtaine. Les trois fils dirigent chacun un nombre de laboratoire et rendent des comptes au père. Ce n'est donc pas une question de concurrence, à mon avis c'est plus complexe que ça. Ils ne savent pas ce qui a pris à leur frère de sauter disent-ils, et ne savent qui est cette fillette. De plus ils ont de solides alibis. La fillette est notre seule piste, il faut donc beaucoup de tact pour qu'elle nous apprenne quelque chose. Je te la confie 48 heures.

    - Très bien mais c'est bien parce que vous m'avez aidé dans le passé.

    1m40, les yeux bleus regardant sans regarder, les cheveux roux décoiffés, les vêtements usés, voilà à quoi ressemblait la fillette au premier abord. Sursautant à chaque son, à chaque mouvement brusque, elle semblait à la fois fragile par son aspect et étrange. Cette sensation émanait d'elle tant par la gravité de son visage, inhabituelle pour un enfant de son âge, que par sa façon de se comporter.

    Arrivée chez lui, elle se détendit un peu en s'apercevant u silence régnant dans le salon. Il lui proposa des biscuits, elle les prit en se contentant de les observer avec curiosité. Visiblement cette enfant est restée enfermée chez elle très longtemps, elle ne connaît rien de ce qui l'entoure, se disait-il, mais où était-ce justement chez elle ?

    Elle se leva, prit un crayon, une feuille et se mit à dessiner. Elle dessinait son " chez elle ", enfin le supposait-il. Mais à sa grande surprise ce qu'elle dessinait était différent de ce qu'il imaginait. Des cages, des enfants lui semblait-il, un feu, des gens masqués. Comment une enfant pouvait-elle avoir de telles idées noires ?

    - C'est chez toi, demanda-t-il doucement.

    Elle se contenta de hocher la tête. Il la prit délicatement par le bras et une sensation étrange se fit sentir. Il souleva la manche de la fillette, une marque, une brûlure très nette sur sa peau. Comme si elle avait été brûlée au fer. On pouvait très nettement y lier le chiffre 107. Elle était étiquetée comme du bétail, pensa-t-il troublé.

    Le téléphone. Il composa le numéro du commissaire qui arriva un peu plus tard. En l'attendant, Paul ne cessait de retourner en lui les pensées qui le hantaient. Une cage, un feu, des hommes masqués, une brûlure sur le bras, 107, une fillette traumatisée qui avait sans doute vécu un véritable enfer, une cage, un feu, des monstres, 107...

    C'est là que les évènements s'enchaînèrent. Le commissaire, morose depuis qu'il avait découvert la marque et les dessins de la fillette, était tout du moins rassuré que Paul ne le lâche pas. En effet, Paul avait été tellement bouleversé, qu'il avait décidé de se consacrer à cette affaire et de démissionner de son travail. Délaissant ainsi tout ce qui jusque là avait fait sa vie.

    La famille de la victime fut interrogée une seconde fois. Le père demeura impassible face à l'annonce de l'assassinat de son fils. Un silence glacial s'était alors installé dans la pièce. Il semblait transpercer du regard le commissaire et Paul qui lui faisait face, avant de se lever et de déclarer avec un air détaché:

    - Mon fils n'avait pas d'ennemi à ma connaissance, après un temps il ajouta, nous sommes tous obligés de partir un jour, nous y sommes préparés.

    Les frères, eux aussi, ne semblaient pas particulièrement touchés par cette nouvelle, à croire qu’eux aussi y étaient préparés. L'un d'eux déclara:

    - S'il est mort, c'est qu'il le méritait. Il est mort en traître.

    La rivalité était au cœur de cette famille et l'un n'hésitait pas à calomnier l'autre. Le père faisait office de "maître suprême" et semblait avoir une certaine emprise sur ses employés y compris sur ses fils. L'un d'eux avait-il employé le mot traître par hasard? Le plus étrange s'était que le mot traître sortait de trop de bouche parmi les personnes interrogées dans l'entreprise pour que ce soit une coïncidence. Avait-il trahi l'entreprise? La fillette en était-elle la cause?

    18H00. D'un commun accord, le commissaire et Paul avaient décidé de mettre une équipe de surveillance autour de la maison de ce dernier. La fillette était forcément la cause de la mort de Marc, songea Paul, il l’a emmenée, cachée mais pour quelle raison? Si la fillette était si précieuse, elle ne serait pas chez lui en ce moment mais... Au moment où il pensait ces mots, il était arrivé devant la porte de chez lui et s'apprêtait à enfoncer la clé dans la serrure lorsqu'il réalisa que la porte était entrouverte. Ne réfléchissant pas, il entra, d'un seul coup d'œil dans le salon, il le sut. Elle avait disparu. Furieux contre lui-même de l'avoir confiée à une nourrice mais une nourrice se présentait au bon moment... au bon moment...

    - Aarrgh... mais bien sûr... la nourrice.

    Il se remémora son visage, banale, aucun signe distinctif, mais là ce fut comme une révélation. Le tatouage, un serpent sur l'avant bras droit, il avait vu le même sur le bras d'un des fils. Oh! non, elle était en danger mais quel danger? Le commissaire arriverait trop tard, il fallait partir à sa recherche mais où? Il fit le tour du salon une bonne dizaine de fois cherchant, cherchant encore n'importe quel indice lorsque ses yeux se posèrent sur les dessins de la petite.

    Il les prit en mains, elle en avait fait de nouveaux tout aussi effrayants. Sur l'un d'eux, elle avait rajouté des éléments, une tombe ressemblant à une petite chapelle semblable à celle que l'on trouvait au Père Lachaise, lui semblait-il. Il examina les autres dessins mais rien. Il mit sa tête dans ses mains, se lamenta devant son impuissance à pouvoir influer sur les évènements à venir. Il devait agir. Sortant de chez lui, il interpella les deux policiers en faction et les obligea à l'emmener au cimetière. C'était la seule piste dont il disposait. Peut-être cela le mènerait-il à une tombe quelconque mais enfin mieux valait essayer.

    Bien entendu, le cimetière venait de fermer ses portes. Les policiers l'aidèrent à escalader la grille. Parvenu à l'intérieur, il se munit du dessin et d'une lampe avant de commencer ses recherches. Il se trouvait stupide, qui irait au cimetière à une heure pareil, d'ailleurs le cimetière était si grand autant chercher une aiguille dans une botte de foin. Apercevant quelques grandes chapelles, il se dit que ça devait être par ici, les examinant minutieusement rien n'attira son regard pourtant réputé bien aiguisé. Il fit quelques pas pour partir lorsqu'il s'immobilisa. Ne faisant aucun bruit, il scruta l'obscurité, essaya de percevoir le moindre son, il crut percevoir quelque chose derrière lui. Pénétrant dans  une étroite chapelle, s'agenouillant pour mettre son oreille contre les dalles froides, il entendit des chaînes, des tambours,... une musique à vous glacer le sang.

    Résigné à y aller seul, il entreprit de soulever une dalle. Lorsqu'il y parvint, à sa grande surprise, il découvrit une échelle qui descendait à environ cinq mètres. Il envoya un message au commissaire pour le prévenir de sa découverte avant de descendre. Il n'hésita pas un instant surtout maintenant qu'il était sûr qu'il y avait du monde là-dessous, en effet il entendait des voix qui se mêlaient en un chant plutôt effrayant. Arrivé au fond, des torches étaient accrochées au mur, il en prit une. Avançant prudemment, il ne put s'empêcher de penser à ce que des gens pouvaient bien faire en pareil endroit. C'est à ce moment-là qu'il pensa à ce dont il s'était toujours méfié: les sectes. Ce ne pouvait être que cela, il avait affaire à des satanistes ou autres cultes mais dans ce cas ne devait-il pas attendre les renforts. Le visage de la fillette s'inscrivit dans son esprit, si jeune, elle allait probablement être sacrifiée, il ne pouvait pas l'abandonner. Non, tant pis s'il lui arrivait quelque chose, il devait la sauver.

    Il arrivait au bout du couloir, il pencha sa tête et se plaqua contre le mur, la respiration haletante comme s'il avait couru pendant de nombreuses minutes. Non il ne pouvait pas croire qu'une telle chose puisse exister sur terre... c'était impossible. Il regarda de nouveau vers la grande salle, un homme masqué arrivait dans sa direction. C'était là sa chance. L'assommant, il revêtit sa tunique, son masque et porta également la dague à sa ceinture. Décidé à pénétrer dans cet enfer humain, il franchit la porte.

    La salle était longue d'environ vingt mètres, à sa gauche il y avait des fours en marche et d'autres hommes masqués tenant des enfants. On entendait des cris de douleur provenant de ces mêmes enfants qui étaient redirigés vers les cages. En face de lui, il y avait un piédestal et un trône sur lequel était assis un homme de forte corpulence portant une tunique violette contrairement aux autres qui en portaient des noirs, il voyait aussi une dizaine d'homme frappant sur des tambours ou dansant avec frénésie. Devant lui un autel, une enfant y était allongée, c'était elle. Il devait y aller mais il était pétrifié. Pétrifié à cause du dégoût qui s'emparait de lui, d'un sentiment de répulsion qui lui était jusque-là inconnu mais aussi une peur face à l'inconnue. Ces gens, que lui feraient-ils si on le découvrait. Comment allait-il faire pour atteindre l'autel? A sa droite, il y avait comme un chantier de fouille, des hommes à la tête d'un groupe d'adolescents leur criaient quoi faire. Certains creusaient, d'autres portaient des brouettes et les gardiens se comportaient comme des tyrans en n'hésitant pas à les battre sans aucun motif. C'était vraiment un enfer qu'il ne pouvait supporter... il fallait qu'il agisse même seul.

    S'avançant vers l'autel dans l'espoir que celui qui semblait être le gourou le remarquerait, il arriva à la hauteur de ceux qui frappaient les tambours et les contourna. Il vit une file d'hommes monter les marches vers l'autel en portant divers objets. A son grand étonnement, l'un d'eux venait de lui faire signe, sans hésitation, il s'empara de l'objet qu'on lui tendait et s'élança à la suite des autres. S'alignant devant le trône, chacun s'agenouilla et leva les mains pour montrer les objets, il y avait un livre, une dague, un bol de poudre rouge, une bague et un petit sceptre surmonté d'une tête de serpent avalant une sphère étincelante. Le gourou se leva et d'un geste, les cinq hommes se précipitèrent de l'autre côté de l'autel.

    - Le livre, s'écria l'homme.

    Paul l'observa attentivement, il était certain qu'après s'était son tour de lui apporter l'objet mais devait-il tenter quelque chose, ce serait un geste irréfléchi surtout qu'il était seul contre une bande de fou.

    - Le bol.

    Que faire? Que faire? Il lui semblait qu'on l'appelait, se ressaisissant, il reporta son attention sur le gourou. Oh! C’était à lui, tous le regardaient à présent mais que faire... Ca y est, il l'avait fait, il l'avait fait son geste irréfléchi. Il avait pris la dague de son voisin, jeté la poudre dans les yeux du gourou et à présent le tenait prisonnier, la dague sous son cou.

    Un silence à glacer le sang avait succédé aux tambours. Même les cris des enfants avaient cessé. Les fidèles s'étaient rassemblés autour du piédestal mais il s'en fichait, seul lui importait la fillette. Il la regardait mais elle..., non,... elle gisait inerte sur l'autel. Il ferma un court instant les yeux comme pour reprendre ses esprits. Il reposa les yeux sur la fillette, elle gisait inerte.

    - NON! Hurla-t-il.

    Il n'arrivait pas à quitter des yeux cette pauvre fille qu'il s'était acharné à vouloir défendre, maintenant il savait ce qu'il lui restait à faire. Il fit face à cette bande de chacal, leva la dague et l'enfonça dans la poitrine du gourou. A ce moment précis, le bruit recommença encore plus intense, des bruits de pas, des cris de douleurs, de rages et de vengeances mais au loin, dans ce vacarme qui l'assaillait, il put distinguer des cris, des cris alliés...

 

    Le clochard était enfin parti du lieu de l'accident, il avait couru, couru pour fuir. Il ne savait même pas où ses jambes, dans sa détresse, l'avaient mené. Il regarda autour de lui, il était au pied de l'immeuble, là où tout avait commencé. Là, il se rendit compte qu'il ne s'était jamais éloigné de ce lieu qui avait bouleversé sa vie mais il ne savait pas pourquoi. Maintenant il savait, il était hanté par ce souvenir, il savait qu'il lui faudrait s'approcher pour mieux s'éloigner. Au pied de l'immeuble, il retira une enveloppe de sa poche.

 

Chers parents, amis,

 

Il m'étonnerait beaucoup que vous lisiez un jour cette lettre. Je n'aurais probablement jamais le courage de vous la remettre. Je tiens tout de même à inscrire sur papier tout ceci.

Excusez-moi. Que tous me pardonnent. Ma femme, ma fille, je suis navrée de vous avoir abandonné mais je ne pouvais rester après ce que j'ai vécu. Trop de choses me sont apparus si clair, je ne pouvais ignorer tout le malaise que j'éprouvais et que j'éprouve encore en côtoyant ceux de mon espèce. Père, mère, j'espère que vous protègerez ma fille si fragile, veillez bien sur elle, n'échouez pas comme j'ai échoué.

Si vous saviez comme c'était atroce, il faisait chaud vous savez là-bas, c'était l'enfer. L'enfer est chez l'homme, nulle part ailleurs. Je ne l'ai pas sauvée mais j'ai essayé, je me suis dissimulé, j'ai vu les souffrances de tant de gens, j'ai vengé sa vie en prenant une autre. Je ne sais pas ce que je supporte le moins, l'avoir perdue ou avoir tué et cette musique... Je ne sais comment j'ai pu m'en sortir, enfin le commissaire est arrivé à temps mais à temps pour quoi ? Ce qu'il fallait sauver, a péri mais les méchants ont été arrêtés, c'est tout ce qui compte. Mais pas pour moi. Les enfants ont été mis chez des familles, vus par des médecins... C'est tout, personne ne semble avoir compris ce que montre cette... enfin ce que ça montre sur nous, les Hommes. Personne ne semble aussi se demander qui était cette fillette pour Marc, jamais je ne le saurais.

C'est trop dur, je ne peux plus écrire. Pardonnez-moi

Au revoir Paul.

 

Après l'avoir relu, il la rangea soigneusement dans la poche intérieure de son vieux manteau. Il pénétra dans l'immeuble, monta tout en haut et contempla le ciel, le sol, les hommes qui s'agitaient en bas, les hommes esclaves de leurs travails, de leurs ambitions. Lui était libre. La sirène des pompiers se fit entendre, ils s'étaient arrêtés au pied de l'immeuble. Lui était au bord du vide et les observait. Les pompiers s'afféraient à déployer quelque chose tandis que d'autres pénétraient dans l'immeuble. Lui déploya les bras, leva la tête et prit une profonde bouffée d'air frais...

 

FIN
 

A la suite de ceci j'ai envisagé une deuxième fin faisant suite à celle-ci :

Le commissaire arriva sur le lieu du deuxième suicide de la journée. Il s'agenouilla près du corps. Un clochard, une affaire sans suite, pensa-t-il. Il ressentit tout de même quelque chose à la vue de cet homme. Il observait les moindres détails et découvrit l'enveloppe. Dessus y était inscrit des noms, le sien y figurait. Il lut la lettre, elle était de Paul, son ami disparu depuis cette terrible affaire. Il fit volte-face pour ordonner qu'on traite le corps avec beaucoup de respect. Il avait classé cette affaire de secte comme beaucoup d'autres et s'aperçut qu'elle avait gâché la vie de son ami. C'était sa faute, c'était lui qui lui avait demandé de l'aide. Il devait trouver des réponses aux questions que posait la lettre. Il devait déterrer cette affaire afin que le sacrifice de Paul ne soit pas vain.

 

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Commentaires (3)

1. Jérémy 2012-09-07

Une nouvelle excellente,un personnage que je souhaiterais découvrir plus,des questions soulevées qui n'attendent que des réponses...mais à quand la suite??En tout cas,chapeau,Céline,il y a du talent dans cette plume!!

2. Jérémy 2012-09-07

Merci pour cette fin qui si elle laisse quelques questions en suspens (ce qui est souvent le cas dans les courtes nouvelles!)est très réussi!!Une suite à ce texte est-elle prévu?Ou une réécriture pour une nouvelle ou un roman plus long qui permettrait d'éclaircir certains points?En tout cas,bravo,Céline!! ;)

3. celineviel (site web) 2012-09-09

Je vous remercie pour votre message et suis contente que vous ayez apprécié. J'ai écrit ce texte à la fac, il y a quelques années, dans le cadre d'un cours d'écriture. Je n'ai pas pensé à une éventuelle suite ou un développement en potentiel roman. Pour le registre noir et policier, je me trouve plus à l'aise avec la nouvelle. En revanche pour le format roman, j'écris plus aisément de la fantasy ou de la SF.

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Date de dernière mise à jour : 2012-09-07

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